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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 10:19

2010-11---Un-monde-de-Fou---40x80.jpg"C'est une folie d'haïr toutes les roses parce qu’une épine vous a piqué, d'abandonner tous les rêves parce que l'un d'entre eux ne s'est pas réalisé, de renoncer à toutes les tentatives parce qu'une a échoué… 


C 'est une folie de condamner toutes les amitiés parce qu'une vous a trahi, de ne plus croire en l'amour juste parce qu'un amour a été infidèle, de jeter toutes les chances d'être heureux juste parce que quelque chose n'est pas allé dans la bonne direction.

 
Il y aura «toujours une autre occasion, un autre ami, un autre amour, une force nouvelle. Pour chaque fin il y a toujours un nouveau départ...»


inspiré du Petit Prince, Antoine de Saint-Exupéry


Voilà que ce texte tourne en ce moment sur la toile, voilà qu'il me revient en mémoire, voilà que ma pensée est proche du coeur de chaque homme blessé, peiné, catastrophé par cette haine irraisonnée, insensée, folle.

 

Je veux croire à un monde de rêve, à un monde de liberté et d'amour.

 

Aujourdh'ui je suis Charlie aussi mais, comme l'a rappelé un de mes amis, cette phrase de Schopenhauer permet de se questionner sur les croyances et leur portée : "Si Dieu existait, on n'aurait pas besoin d'y croire".

 

Aujourd'hui je suis Charlie et une bougie brûle pour eux, pour l'amour, pour la compréhension de l'autre, l'acceptation de sa différence et surtout contre l'ignorance et la haine.

 

Je serai toujours un peu Charlie pour ne pas oublier et rendre hommage à nos libertés et nos capacités à être "amour".

 

UN MONDE DE FOU, 120x40 cm - oeuvre de 2012 qui est revenue trotter dans ma tête !!!

 

> Thank you Mary McKinley for sharing this post on your facebook > from Mary McKinley's facebook who shared my post : "So often, it's the words of St. Exupery's 'Le Petit Prince' that seem most expressive. 'It is crazy to condemn all roses because one thorn pricked your finger..'


> Thank you Delph Nicolas pour le partage de cet article sur facebook.

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Published by CSA Chrystele SaintAmaux alias Zebulon Chrystèle alias Zébulon - dans Satellites à mon Inspiration
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commentaires

Fanch 15/01/2015 23:59

Ce n'est pas dans Le Petit Prince ...

Chrystèle alias Zébulon 16/01/2015 09:47



En effet, c'est un raccorci peut-être un peu abrupte. Voici le chapitre qui concerne les épines. Je me suis faite emporter par mon émotion mais je n'aime pas être inexacte. Merci Fanch.


Chapitre VII 


Le cinquième jour, toujours grâce au mouton, ce secret de la vie du petit prince me fut révélé. Il me demanda avec
brusquerie, sans préambule, comme le fruit d'un problème longtemps médité en silence :


- Un mouton, s'il mange les arbustes, il mange aussi les fleurs ?


- Un mouton mange tout ce qu'il rencontre.


- Même les fleurs qui ont des épines ?


- Oui. Même les fleurs qui ont des épines.


- Alors les épines, à quoi servent-elles ?


Je ne le savais pas. J'étais alors très occupé à essayer de dévisser un boulon trop serré de mon moteur. J'étais très
soucieux car ma panne commençait de m'apparaître comme très grave, et l'eau à boire qui s'épuisait me faisait craindre le pire.


- Les épines, à quoi servent-elles ?


Le petit prince ne renonçait jamais à une question, une fois qu'il l'avait posée. J'étais irrité par mon boulon et je
répondis n'importe quoi :


- Les épines, ça ne sert à rien, c'est de la pure méchanceté de la part des fleurs


- Oh !


Mais après un silence il me lança, avec une sorte de rancune :


- Je ne te crois pas ! Les fleurs sont faibles. Elles sont naïves. Elles se rassurent comme elles peuvent. Elles se
croient terribles avec leurs épines...


Je ne répondis rien. À cet instant-là je me disais :"Si ce boulon résiste encore, je le ferai sauter d'un coup de
marteau."Le petit prince dérangea de nouveau mes réflexions :


- Et tu crois, toi, que les fleurs...


- Mais non ! Mais non ! Je ne crois rien ! J'ai répondu n'importe quoi. Je m'occupe, moi, de choses sérieuses !


Il me regarda stupéfait.


- De choses sérieuses


Il me voyait, mon marteau à la main, et les doigts noirs de cambouis, penché sur un objet qui lui semblait très
laid.


- Tu parles comme les grandes personnes !


Ça me fit un peu honte. Mais, impitoyable, il ajouta


- Tu confonds tout... tu mélanges tout !


Il était vraiment très irrité. Il secouait au vent des cheveux tout dorés :


- Je connais une planète où il y a un Monsieur cramoisi. Il n'a jamais respiré une fleur. Il n'a jamais regardé une
étoile. Il n'a jamais aimé personne. Il n'a jamais rien fait d'autre que des additions. Et toute la journée il répète comme toi :"Je suis un homme sérieux ! Je suis un homme sérieux !"et ça le
fait gonfler d'orgueil. Mais ce n'est pas un homme, c'est un champignon!


- Un quoi ?


- Un champignon


Le petit prince était maintenant tout pâle de colère.


- Il y a des millions d'années que les fleurs fabriquent des épines. Il y a des millions d'années que les moutons
mangent quand même les fleurs. Et ce n'est pas sérieux de chercher à comprendre pourquoi elles se donnent tant de mal pour se fabriquer des épines qui ne servent jamais à rien ? Ce n'est pas
important la guerre des moutons et des fleurs ? Ce n'est pas plus sérieux et plus important que les additions d'un gros Monsieur rouge ? Et si je connais, moi, une fleur unique au monde, qui
n'existe nulle part, sauf dans ma planète, et qu'un petit mouton peut anéantir d'un seul coup, comme ça, un matin, sans se rendre compte de ce qu'il fait, ce n'est pas important ça


Il rougit, puis reprit :


- Si quelqu'un aime une fleur qui n'existe qu'à un exemplaire dans les millions et les millions d'étoiles, ça suffit
pour qu'il soit heureux quand il les regarde. Il se dit:"Ma fleur est là quelque part..."Mais si le mouton mange la fleur, c'est pour lui comme si, brusquement, toutes les étoiles s'éteignaient !
Et ce n'est pas important ça !





Il ne put rien dire de plus. Il éclata brusquement en sanglots. La nuit était tombée. J'avais lâché mes outils. Je me
moquais bien de mon marteau, de mon boulon, de la soif et de la mort. Il y avait, sur une étoile, une planète, la mienne, la Terre, un petit prince à consoler ! Je le pris dans les bras. Je le
berçai. Je lui disais :"La fleur que tu aimes n'est pas en danger... Je lui dessinerai une muselière, à ton mouton... Je te dessinerai une armure pour ta fleur... Je..."Je ne savais pas trop quoi
dire. Je me sentais très maladroit. Je ne savais comment l'atteindre, où le rejoindre... C'est tellement mystérieux, le pays des larmes. 



Rézossossio

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Un autre regard, une spontanéité, un peu d'humour, des tranches de vie aussi !